Notre tendre compagnon qui se faufilait dans nos bras pour solliciter quelques caresses s’est caché pour mourir sous le toit de la grange. Sans doute empoisonné par quelque traitement dont les jardiniers inondent leurs parterres, il s’en est allé se reclure, seul, en ce lieu tranquille espérant sans doute que le temps soignerait ses maux.

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Il ne viendra plus entre nos jambes encore engourdies au lever du soleil pour exiger son premier repas.

Il ne viendra plus nous accueillir, au ronronnement de nos véhicules, fier et droit sur sa murette.

Il ne viendra plus frotter son front aux nôtres consentants pour marquer son territoire et notre appartenance à son monde.

Il ne tentera plus de se glisser dans les draps interdits fraîchement repassés.

Il ne courra plus dans l’herbe fraîchement coupée, accompagnant le jardinier dans ses travaux, heureux de prouver son agilité.

Il ne calmera plus les agitations de la vie dans la douce torpeur de son ronronnement.

Tristesse un peu futile qui a empli notre maison maintenance silencieuse de ses miaulements quémandeurs.

Cette journée a été grise comme un jour sans caresse.

par Didier Rizzo
jeudi 28 septembre 2006
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Cannelle est mort
26 octobre 2006, par Dominique

Bonjour cher Didier,

Je suis tombé sur votre site par le plus grand des hasards.

Je vois que vous citez le Réplo : serions-nous encore plus proches que je ne me l’étais imaginé de prime abord ?

J’espère avoir bientôt de vos nouvelles.

Bien cordialement,

Dominique Nauroy

Cannelle est mort
6 octobre 2006, par Didier Rizzo

Le républicain lorrain a signalé, le 5 octobre, dans un petit article que plusieurs chats avaient été empoisonnés dans notre quartier. Ceci laisse deviner une main humaine, une volonté...

Je m’étais donc montré trop optimiste sur la nature humaine, préférant imputer l’empoisonnement de Cannelle à un jardinier peu respectueux des posologies chimiques plutôt qu’à un être pervers habitant près de nous...