Notre première soirée à Xian (prononcer chi an) débute par un excellent repas de ravioles. Les paniers à vapeur en bambou sont déposés avec une explication sur le met qu’il contient. Ils s’enchaînent rapidement et nous découvrons, éberlués, que chaque panier propose des ravioles de couleurs, de formes et de goûts différents. Un feu d’artifice de saveurs et de couleurs.

A notre retour à l’hôtel, nous comprendrons l’intérêt, parfois excessifs que les jeunes chinois portent sur Romain. Alors qu’il passait à côté d’une jeune femme, celle-ci se pencha afin de mieux voir son sourcil gauche. Le piercing l’avait subjugué, au point où elle s’approchera de lui pour toucher ce bijou semble t’il saugrenu ici.

Pagode de l’Oie Sauvage

La pagode de l’oie sauvage a été construite par le moine Tang Sanzang. La légende veut qu’après un périple de 20 ans en Inde pour recueillir la sagesse bouddhiste, le moine était perdu dans le désert et craignait de mourir, abandonnant ce savoir acquis durant ces longues années. Lorsqu’il vit une oie tournoyer au dessus de lui, il vit un signe du destin et décida de la suivre et il survécut. De retour à Xian, il fonda cette pagode où il traduisit jusqu’à la fin de sa vie les écrits accumulés durant son voyage en chinois.

Notre guide, Chaly, nous raconte la vie de Sakyamuni (463-463 avant JC) devant une marqueterie de jade et de pierres présentant les étapes les plus importantes de son parcours.

La visite de la taillerie de jade avec les rapides explications/démonstrations en français suivies du traditionnel magasin était au programme mais ne laissera pas de grands souvenirs.

Nous déjeunons dans un restaurant musulman ; fondue au menu. La serveuse restera durant tout le repas à nos côtés pour cuire les diverses viandes, dont du porc ce qui nous étonnera un peu.

Armée de terre cuite

Nous partons ensuite découvrir l’armée de terre cuite. Des milliers de statues de militaires (entre 170 et 195 cm), tous différents qui n’ont été découverts qu’en 1974 et dont notre grand Jacques (le grand con) dira qu’il s’agit de la 8ème merveille du Monde. Une affirmation un peu excessive tout de même.

Nous débutons par la salle contenant les deux chars et leurs 4 chevaux de bronze, à l’échelle ½. Un travail très étonnant pour cette époque (300 à 200 avant J.C.)

La plus grande salle de 210*62 mètres propose plus de 1000 statues alignées sur les 6000 que contient le site. Plus des deux tiers du site sont encore en terre et attendent le travail des archéologues. Le puzzle en a encore pour des années avant d’être totalement reconstitué. Chaque militaire était peint et armé réellement. Deux autres salles moins pourvues proposent des archets et cavaliers ainsi que les généraux et autres chefs.

Le soir, nous assistons à un spectacle de musique, chants et danses traditionnels. Il s’agit en fait d’un arrangement destiné aux touristes internationaux mais sans doute propose t-il un éventail de tous les styles en un minimum de temps.

J’irais ensuite, avec une autre participante me faire faire un massage de pieds. Massage traditionnel en Chine. Une heure de bien-être, les pieds entre les mains d’une charmante chinoise avec laquelle aucun échange parlé ne sera possible. Nous reviendrons tout requinqués malgré l’heure tardive.

Mosquée

Notre dernière visite à Xian sera la mosquée qui présente l’aspect des monastères bouddhistes, c’est-à-dire une enfilade de quatre cours entourées de bâtiments aux toits particuliers. La seule différence sera les inscriptions en arabe. Autour de la mosquée les boutiques sont tenues par des femmes en voile ou des messieurs portant un calot blanc sur la tête.

par Didier Rizzo
mardi 6 juin 2006
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