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Porte et vélo

Une des portes de la cité interdite

Nous voilà de retour de Chine. De retour dans la vieille Europe après avoir visité la vieille Chine. Deux vieillards pourtant bien différents. Ce rapide voyage a été l’occasion pour chacun de découvrir ce pays millénaire.

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Temple du Ciel
Le départ

Nous sommes partis avec Vacance Air Transat, un voyagiste canadien, dont nous avons été globalement satisfait. Les préparatifs ont été assez simples, l’agence Wasteels se chargeant de l’obtention des visas (obligatoires en Chine).

Nous avions décidé de partir de Strasbourg, ville plus proche de notre domicile que Paris et parking de l’aéroport bien moins cher. Malheureusement, quelques jours avant le départ, on nous a annoncé que le voyage allait se compliquer un peu. Départ de la gare de Strasbourg, ce qui impliquait un petit trajet en taxi de l’aéroport vers le centre ville, suivi d’un voyage en bus pour Francfort, puis vol intérieur vers Munich pour prendre enfin le long courrier vers Shanghai. Nous avons donc quitté notre maison à 8h, pour décoller à 21h30 pour la Chine. Un peu long…

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L’accueil

Les hôtels disposaient de tout le confort nécessaire (3 ou 4 étoiles). Les lits étaient pourtant souvent très, trop durs mais il semble que les chinois apprécient les matelas très durs et il devait donc s’agir d’un compromis à destination des clients internationaux.

En général les Chinois seront indifférents ou curieux de nous voir, mais jamais nous ne verrons de regards agressifs ou hostiles. En général, un你好« Nihao » suffira à faire naître chez votre interlocuteur un sourire. Même si votre prononciation peut être une des causes de ces sourires, lorsqu’un gamin répond à votre bonjour par le sien et un grand sourire, vous savez qu’il est simplement content de ce court échange.

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L’eau

Comme l’eau n’est jamais potable (eh oui, imaginez 1.3 milliard d’habitants sans eau potable, étonnant non ?), chaque chambre d’hôtel propose une bouilloire électrique et quelques sachets de thé. Il était agréable, chaque soir, après de longues visites, de siroter un thé au jasmin en regardant la CCTV (télévision chinoise).

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La télé

Cette télé propose beaucoup de feuilletons historiques, mais aussi un télé crochet proche de nos nouvelles stars, des émissions paillettes. Le tout enrobé de publicités. En résumé, une télévision proche de la nôtre et assez inattendue pour quelqu’un qui attendait des visions de nuées de demoiselles enchaînant des mouvements de gymnastique sur une énorme place, chantant à la gloire du parti.

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Les achats

Voilà un exercice bien spécial pour nous qui sommes habitués à payer le prix affiché. Ici, il faut toujours marchander et ne pas hésiter à tirer fortement sur la corde. Il faut donc débuter la négociation à ¼ ou 1/5 du prix demandé, remonter ensuite un peu son offre et finir par quitter la boutique en précisant « last price ». En général, on vous rattrapera par le bras avec un « ok ok ».

A ce moment, il est important de disposer précisément de la somme nécessaire. Si vous espérez de la monnaie, attendez vous à vous voir proposer un autre article à la place des quelques yuans prévus. Et vous serez reparti pour une âpre négociation, ou cette fois-ci vous ne pouvez pas quitter le vendeur qui a encore en poche la monnaie vous revenant.

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Lors d’un arrêt du train
Le train

Nous avons beaucoup voyagé en train. Nous étions en 1er classe (en fait de 1er classe, on parle plutôt de sièges mous, à opposer aux sièges durs). Ils étaient très semblables aux nôtres, et étaient aussi confortables qu’en France. Par contre l’organisation est très différente.

D’abord l’attente se fait dans d’immenses salles d’attente. Nous avions, comme pour le trajet, le bonheur de disposer de sièges mous dans le salon de première. En seconde les salles étaient plus vastes et aux sièges durs.

Ensuite, le contrôle des billets se fait à la montée dans le wagon. Chaque porte de wagon est prise en charge par un contrôleur, en fait souvent une contrôleuse en uniforme, qui se met au garde-à-vous devant la porte avant chaque arrêt, l’ouvre et enfin fixe un carton portant le numéro de la voiture sur l’extérieur.

D’autres employés proposent durant le voyage ; de l’eau chaude pour le thé, des fruits et autres aliments et enfin plus surprenant, des babioles comme des bracelets aux pierres magnétiques du brésil sensés soigner ou un jouet gyroscopique. Il est assez étonnant de voir un bonni menteur en uniforme officiel faire son cinéma au milieu des passagers blasés.

Pour finir, si vous comptez prendre le train sans guide, munissez vous d’un bon dictionnaire parce que peu d’affichages sont en anglais et il me semble assez difficile de s’y orienter. Ou alors, peut-être se faire aider par d’autres voyageurs.

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Les repas

Nous nous retrouverons à chaque repas autour d’une table ronde munie d’un plateau tournant. Notre groupe de11 personnes se fera un point d’honneur d’utiliser les baguettes. Ce qui explique que nos premiers repas ont été assez légers et les nappes très souillées.

Chaque repas débute par un thé et quelques cacahuètes ou légumes au vinaigre. On nous sert ensuite la boisson qui sera en général de la bière pour nous. Ensuite, les différents plats sont déposés sur le plateau, légumes, riz, poisson, porc, poulet. Les mets sont à chaque fois très divers, les sauces contrastées. Par contre, en dehors de petits nems à la purée de haricots rouges, nous n’aurons jamais ce plat si asiatique.

Trois repas sortiront de cet « ordinaire ». D’abord une fondue dans un restaurant musulman où on nous servira du porc… Ensuite un extraordinaire dîner de ravioles à Xian où chaque série de ravioles prend la forme de l’animal ou du légume. A voir et à déguster. Enfin le traditionnel canard laqué de Beijing.

Pour les petits déjeuners, cela dépendra des hôtels. Parfois totalement occidental, parfois semblable aux autres repas mais en buffet.

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Les vélos

Même si les voitures envahissent chaque jour un peu plus les villes et les campagnes, les vélos restent omniprésents. Les grandes avenues ont toujours la même configuration : deux, trois ou quatre voies pour les voitures et camions dans les deux sens, puis de chaque côté une route pour vélo, parfois large comme une de nos routes. Les voies pour véhicules à moteur et vélo étant séparées par un terre-plein souvent orné de plantes et d’arbustes bien taillés.

Très souvent, les grandes avenues sont bordées de platanes français qui doivent être bien agréables l’été, lorsqu’il fait plus de 40°.

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Des chinois partout

Dans les rues

La circulation

Heureusement que les étrangers non résidents ne peuvent pas louer de voitures. Il serait en effet difficile de s’orienter dans cette forêt de panneaux illisibles et dangereux de tenter d’appliquer les règles apprises dans son auto-école. La circulation semble totalement anarchique. Les vélos croisent les voies en se faufilant entre les voitures et bus, les piétons traversent en misant sur leur bonne étoile pour ne pas finir en crêpes.

Nous avons été surpris de ne voir pratiquement aucun rond-point et nous nous demandons encore si les stops existent. Il semble que les croisements ne soient qu’à feux rouges ou livrés à l’anarchie. Malgré cela, nos différents chauffeurs ont fait montre de souplesse et de bienveillance aux autres usagers de la route et aucune frayeur n’est venue monter notre taux d’adrénaline durant ces longues heures de voyage.

Il doit y avoir un secret !

C’est peut-être le klaxon qui résonne à chaque instant. La Chine n’est peut-être plus le pays du sourire, mais c’est maintenant le pays du klaxon !

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Entrée du Palais d’été

Avec encore une fois, une foule bruyante.

Guides et pourboires

Nous avons eu durant tout notre séjour un guide national parlant français et dans chaque ville, un guide local nous attendait. Sa mission était de prendre en charge l’aspect local de notre visite (bus, billets, etc.) et de nous expliquer ce que nous visitions.

Dans les faits, certains guides locaux ne parlaient pas français (Shanghai) ou très mal (Beijing). Dans ces cas, les guides du routard ou autres étaient bien utiles.

Malgré les affirmations du voyagiste, des pourboires nous ont été demandés dès le premier soir. Il s’agissait de remercier le guide local, les bagagistes, le chauffeur et le guide national.

Notre groupe optera pour ne payer le guide national qu’en fin de voyage et de donner entre 30 et 50 yuans par jour aux locaux par personne. Le guide national se chargera de distribuer cet argent.

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A droite, en rénovation
Quand visiter la Chine ?

Nous avons séjourné en Chine du 23 avril au 5 mai. Il semble que ce soit une des périodes les plus agréable. Nous avons eu des journées entre 20 et 30 degrés. Dans l’intérieur des terres, à Luoyang et Shaolin, les 30° ont été dépassés et cela devenait déjà difficile à supporter. On n’ose pas imaginer ce que cela donne en été quand les températures atteignent 42° et que l’humidité y est beaucoup plus importante.

Si vous ne désirez pas voir le sites touristiques envahis par les touristes chinois, veillez à ne pas aller en Chine durant une des trois semaines de congés payés nationaux (semaines en or). En effet, en 1999 le gouvernement octroyait la première semaine de congés payés. Maintenant, trois semaines sont particulièrement prisées : la semaine du 1er octobre, fête du régime communiste ; la semaine du Nouvel An et la semaine du 1er mai, fête internationale du travail.

Le 2 mai 2001, on a dû fermer les portes de la Cité interdite qui croulait sous l’afflux des visiteurs : 110 000 en une seule journée ! En 2003, après l’épisode du Sras (pneumonie atypique), les Chinois ont à nouveau cédé à la bougeotte : plus de 100 millions de touristes ont parcouru le pays.

En raison de la préparation des JO de 2008, attendez le printemps 2009. Toutes les infrastructures seront terminées et les bâtiments restaurés…

Pour voir toutes les photos...

par Didier Rizzo
mardi 6 juin 2006
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